Le développement des infrastructures en Afrique

Auteur 21 mars 2018 0
Le développement des infrastructures en Afrique

La construction d’infrastructures constitue souvent la principale priorité en Afrique. Avec de faibles échanges économiques intra régionaux et la plus petite part de marché global, l’Afrique est le continent le moins intégré du monde. Grâce à une coopération et une recherche active de solutions entre acteurs privés et acteurs publics, un changement est en marche.

La première priorité : les infrastructures de transport.

Actuellement, la Banque Mondiale estime que le manque d’infrastructures de qualité en Afrique entraîne un ralentissement de la croissance économique évalué à 2 %, et limiterait la productivité de certaines entreprises jusqu’à 40 %, impactant d’autant l’attractivité des territoires pour les investissements étrangers.

La priorité est donnée aux infrastructures de transport. Une étude du cabinet Deloitte annonçait une augmentation de près de 6% des projets évalués à plus de 50 millions de dollars dans ce secteur. Cette tendance est étroitement liée au besoin croissant du continent de s’intégrer au commerce mondial. L’ancienne dynamique qui voulait que les capacités de transport permettent de commercer davantage avec les métropoles européennes semble dépassée. Les pays africains veulent s’inscrire dans une vision régionale et internationale afin de commercer à la fois à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Par exemple parmi les 78 milliards de dollars que la CAE cherche à mobiliser, 62 milliards devraient être alloués aux constructions de chemins de fer, de routes et à la mise en œuvre de projets dans le secteur énergétique, soit 79% du budget global.

Ces programmes permettront au niveau national de désenclaver les villes et villages reculés, et favoriseront le développement régional, en connectant les pays et en encourageant le développement économique. Parmi les projets infrastructurels majeurs, une ligne de train qui passera par le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda dont le coût s’élève à 25,7 milliards de dollars.

Les acteurs du développement

De nombreuses instances publiques comme la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), ou encore la Banque Africaine de Développement (BAD) cherchent à mobiliser des fonds afin de développer les infrastructures du continent. Début 2018, la CAE cherchait à réunir 78 milliards de dollars. A l’international les gouvernements étrangers tentent aussi d’encourager le développement des infrastructures africaines. C’est le cas de l’Africa Infrastructure Board, une initiative du gouvernement britannique.

Mais les institutions ne sont pas les seules à soutenir la construction d’infrastructures dans la région. Si les entreprises chinoises sont les partenaires les plus sollicités par les Etats africains, il n’en reste pas moins que des fonds privés, comme Pierson Capital, dirigé par Pierre Falcone, accompagnent notamment des pays d’Afrique subsaharienne dans la mise en place de leurs programmes d’infrastructures.

Impliquer des acteurs privés est essentiel. Lorsque les opérateurs de téléphonie mobile voient dans le développement des infrastructures numériques le moyen d’étendre leur marché, les États africains peuvent y voir un moyen de pallier un déficit de services et d’infrastructures dans d’autres domaines clés, comme l’éducation et la santé. L’engagement du privé permet une meilleure efficience des programmes publics.

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